SUPREMES ET ISTHMES

 

Suprême & Isthmes


Avec Rodolphe DELAUNAY, Vicky FISCHER, Isabelle GIOVACCHINI, Michael JOURDET, Thomas KLIMOWSKI, Delphine RENAULT


Suprême & Isthmes, 2 termes comme un seul et même mot, un néologisme. Suprême comme une référence évidente au suprématisme, un au-delà de la représentation . Les isthmes pour ces bandes de terres qui relient des continents.


Cette exposition initiée sur une idée commune de Michael Jourdet et Thomas Klimowski, artistes jouant ici le rôle de commissaire, propose un dialogue entre les pièces récentes de 6 jeunes artistes. Ces artistes ont en commun un processus créatif conceptuel. Leurs pratiques proposent une conceptualisation de la chose géographique pour certains et/ou une réappropriation de l’histoire du monochrome pour d’autres.

Entre retrait de toute forme figurative et volonté de présenter un territoire plastique proche, ces 6 artistes présenteront des oeuvres telles des isthmes. Chaque oeuvre se situant ainsi entre plusieurs champs artistiques sans pour autant en être à l’écart.

Entre minimalisme, conceptualisme, monochromatisme et théorie du paysage…

Pour Rodolphe Delaunay, il s’agit d’étudier jusqu’à « l’absurde » le paysage et ses dérivés, les cartes notamment, pour en tirer des pièces conceptuelles faussement scientifiques, au contraire de Delphine Renault qui voit dans la théorie du paysage un moyen de réinterpréter la « veduta » de façon contemporaine et schématique.

Cette même question du paysage qui chez Thomas Klimowski sert à réinvestir le champ du Monochrome.

Le mouvement inverse s’opère chez Michael Jourdet, son utilisation presque systématique du monochrome pose la question d’un territoire plastique et physique personnel. Isabelle Giovacchini s’inscrit dans cette même suite où l’aspect conceptuel de ses pièces ne saurait cacher une mise en forme proche de la cartographie.

Cette cartographie érigée en territoire personnel prend la forme d’un réseau pour Vicky Fischer qui tente de catégoriser jusqu’à l’épuisement les signes qu’elle répète à l’envi avec un vocabulaire emprunté au monde de l’entreprise.